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Actualités - Animations


En 2017

Fiche sur les droits de l'arbre

Fiche sur les droits de l'arbre et les devoirs des propriétaires (mise à jour mars 2017)



Cette fiche permet de faire le point sur comment protéger un arbre ou un groupe d'arbres de l'abattage. Elle rappelle également que chaque propriétaire est responsable de ses arbres.



Télécharger la fiche





En 2016


Arbres remarquables autour de Guer

Samedi 28 mai, de 14h30 à 17h, Guer (56)


Une balade, en co-voiturage et à pied, pour admirer quelques arbres célèbres ou méconnus du Morbihan. 

En compagnie d'un animateur nature, découvrez le monde des arbres : caractéristiques des différentes essences, usages, importance écologique, contes, mythologie... En partenariat avec le département du Morbihan.

Gratuit. Renseignements et inscriptions au CPIE au 02 97 22 74 62 ou la-soett@wanadoo.fr

Arbres remarquables de Brocéliande

Samedi 27 février, de 14h30 à 17h, Concoret (56)

Une balade, en co-voiturage et à pied, pour admirer quelques arbres célèbres ou méconnus du Morbihan. 

En compagnie d'un animateur nature, découvrez le monde des arbres : caractéristiques des différentes essences, usages, importance écologique, contes, mythologie...

Gratuit. Renseignements et inscriptions au CPIE au 02 97 22 74 62 ou la-soett@wanadoo.fr


En 2015

Lancement de l'ouvrage

Ça vient de sortir : Arbres remarquables en Bretagne : un patrimoine à découvrir

 

Depuis 2007, une campagne de recensement menée par les salariés et une centaine de bénévoles d'associations nature et environnement a permis de répertorier près de 2000 arbres sur le territoire breton, dont 400 considérés comme remarquables.

L'ouvrage « Arbres remarquables en Bretagne » s'appuie sur cet inventaire participatif, piloté par la Maison de la consommation et de l'environnement à Rennes avec la participation de partenaires associatifs dans chaque département.

Les partenaires associatifs dans chaque département sont : Bretagne Vivante Quimper, Centre permanent d’initiatives pour l’environnement Forêt de Brocéliande et Vivarmor Nature. Ce projet a reçu le soutien du Conseil régional de Bretagne et des 4 Conseils départementaux.

Guide des arbres remarquables pour le grand public, ce livre a pour ambition de décrire précisément ces arbres à valeur patrimoniale. Il permet de mieux comprendre la biodiversité en lien avec les arbres et pourra servir de référence aux associations et aux enseignants, afin de nourrir leurs animations nature et patrimoine.

En vente à l'accueil de la Mce ou en librairie (éditions Biotope), 196 pages, 19€.

 

Lancement de l'ouvrage Samedi 7 novembre - Rennes

Conférence "Des arbres remarquables et des hommes"

A l’occasion de la sortie du livre « Arbres remarquables en Bretagne, un patrimoine à découvrir », la Société d'Horticulture d'Ille-et-Vilaine vous propose de découvrir ce patrimoine insolite, à travers une conférence de l’auteur (Mickaël Jézégou).

L’arbre en Bretagne occupe une place de choix dans l’histoire et l’imaginaire collectif. Parmi les arbres que nous côtoyons, certains sujets suscitent une émotion particulière. De part leur masse imposante, leur beauté, leur grand âge ou leur rareté botanique, ces arbres remarquables ne nous laissent pas indifférents.

Au fil du temps, l’homme a tissé un lien étroit et une complicité singulière avec ces extraordinaires végétaux. Leur histoire est intimement liée à des générations d’hommes et de femmes. Ces passeurs de mémoire expriment, par leurs diversités de formes, les usages et les pratiques ancestrales. Ils témoignent également de légendes, de faits historiques ou de voyages au long cours. Souvent, le lien au divin est proche.

Les ifs veillent ainsi sur nos morts, pour certains, depuis plus de mille années. Des pouvoirs extraordinaires sont parfois attribués aux chênes. Il n’en fallait pas plus pour transformer ces arbres en muse pour les artistes.

Cette conférence a lieu le samedi 7 Novembre 2015, à 14H30, dans l'amphithéâtre du Campus du Groupe Antoine de St Exupéry (ex Lycée de La Lande du Breil) - Rue Fernand Robert - 35000 RENNES (quartier BEAUREGARD).


Mercredi 16 septembre, à 16 heures - Dinan

Lancement du livre Arbres remarquables en Bretagne : un patrimoine à découvrir


Visite sur le terrain, puis découverte des expositions "Arbres remarquables en Bretagne" et "Promenades et arbres de Dinan". Puis, présentation de l'ouvrage pas son auteur Mickaël Jézégou et discussion autour d'un rafraîchissement.

Rendez-vous à 16 heures, à la bibliothèque municipale de Dinan, au 20 rue Waldeck Rousseau.


Téléchargez l'invitation

Fête de la poire - samedi 3 et dimanche 4 octobre Affiche de la fête de la poire

L'association Gallo Tonic travaille depuis de nombreuses années à la préservation des poiriers dit "de pleins vents", qui étaient en voie de disparition. Après le recensement de nombreuses variétés, des greffages puis des plantations ont été réalisées dans de nombreuses communes d'Ille-et-Vilaine.

Afin de mieux faire connaître ses actions, et pour faire découvrir tous des atouts de ces fruits très rustiques, une fête de la poire est organisée tous les 2 ans à Ercé près Liffré.

Téléchargez le dossier de presse et le programme détaillé

 

Exposition Arbres remarquables en Bretagne

Réalisée par le groupe "Arbres" de la Maison de la consommation et de l'environnement, cette exposition présente une sélection d'arbres remarquables en Bretagne.

L'exposition présente, en 17 panneaux, les photographies de quelques specimens choisis dans l'inventaire : remarquables, curieux ou tout simplement beaux, ils ont attiré l'attention...

Infos pratiques : 

17 panneaux souples 120 x 80 cm + 1 guide d'accompagnement

Tarifs de location : 

- 1 semaine : 200 €

- semaine supplémentaire 100 €

Réduction de 50 % aux associations Loi 1901 et aux scolaires. L'organisation et les frais de transport sont à la charge de l'emprunteur.

Pour toute demande d'information ou de devis, envoyer un mail à stephanie.courcoul@mce-info.org ou appeler le 02.99.30.80.81.


Un sentier pour découvrir les arbres remarquables de Bretagne
plaquette Les Arbres des canaux de Bretagne, canal de Nantes à Brest

Sur 16 km, le long du Canal de Nantes, 20 spécimens d'arbres remarquables ont été identifiés pour transformer la balade familiale en promenade pédagogique.

Le long du canal de Nantes à Brest, des planches illustrées donnent au promeneur des informations essentielles à la compréhension de la nature qui l'entoure : appellation de l'arbres, origine, usages et vertus médicinales, voir croyances associées.

La carte du sentier est disponible gratuitement à l'Office de tourisme de Pontivy.

Consultez la plaquette d'information

 

En 2014

Flyer sur la fête de l'arbre à la MceCet hiver, on fête l'arbre à la Mce

Du 20 novembre 2014 au 20 janvier 2015, une exposition de photographies d'arbres remarquables en Bretagne se tient dans les locaux de la Mce.

Autour de cette exposition, plusieurs temps forts sont organisés le week-end du 22 et 23 novembre :

Samedi 22 novembre

- de 14h30 à 17h30 : ouverture exceptionnelle de la Mce

- 15h : conférence sur les arbres remarquables de France animée par Georges Feterman, président de l'association A.R.B.R.E.S suivie d'une rencontre conviviale autour de l'exposition

Dimanche 23 novembre

de 10h à 12h : visite commentée des arbres remarquables du parc du Thabor, à Rennes.

Gratuit sur inscription au 02 99 30 83 18 ou par mail à jacqueline.levacon@mce-info.org

 

Balade Arbres Remarquables autour de Questembert


Une balade, en co-voiturage et à pied, pour admirer quelques arbres célèbres ou méconnus du Morbihan.

En compagnie d'un animateur nature, découvrez le monde des arbres : caractéristiques des différentes essences, usages, importance écologique, contes, mythologie...

En partenariat avec le CG56 - Espaces Naturels Sensibles (programme Morbihan Côtes et Nature).

RDV : communiqué lors de l'inscription

Tarif : gratuit

Renseignements et inscriptions : 02 97 22 74 62 ou la-soett@wanadoo.fr


Formation de l'outil à l'action : remarquons les arbres
Formation "R
emarquons les arbres" -  jeudi 20 novembre 2014

Formation "de l'outil à l'action" proposée aux animateurs (centres de loisirs, maisons de quartier, Mjc, centres sociaux, clubs sportifs...) par Bretagne vivante, la Mce et l'Ecocentre de la Taupinais/ Ville de Rennes.

Cette formation est organisée pour les animateurs des centres de loisirs, maisons de quartiers, Mjc, clubs sportifs..., et pour toute personne intéressée, afin de les aider à conduire une animation sur le thème de l’arbre, autour de l’utilisation du kit pédagogique «Remarquons les arbres». Que ce soit pour alimenter un projet dans la durée ou pour répondre à une attente ponctuelle, le kit pédagogique «Remarquons les arbres» est conçu
comme une boîte à outils dans laquelle on vient piocher des idées d’activités ou de projets sur l’arbre, avec du matériel pour découvrir, toucher, mesurer… ainsi que des connaissances sur l’arbre.

Déroulement de la journée : 
Un peu de temps en salle, beaucoup dehors !
• présentation du kit pédagogique
• activités pratiques, faciles, ludiques et sensorielles, suivies d’échanges et de réflexions sur leur utilisation dans la pratique des animateurs-trices,
• apports théoriques sur l’arbre
• pistes pour construire et mener un projet sur le thème de l’arbre.

Jeudi 20 novembre 2014, de 9h30 à 16h30, à l'Ecocentre de la Taupinais - chemin de la Taupinais, à Rennes.
Formation gratuite.
Pique nique partagé, tenue chaude et confortable vivement conseillée !
Inscriptions avant le 14 novembre au 02 99 30 35 50 ou par mail à jacqueline.levacon@mce-info.org

Parution du livre : Arbres remarquables du Morbihan

Les arbres remarquables du MorbihanLe conseil général du Morbihan vient d'éditer un ouvrage Les arbres remarquables du Morbihan. Il présente une sélection d'une soixantaine d'arbres, photographiés par Emmanuel Berthier. Les textes sont signés de l'auteur et éco-interprète Daniel Kempa.

Il est disponible uniquement en consultation dans les offices du tourisme. Vous pouvez également le télécharger sur le site du CG56 : 

http://www.morbihan.fr/les-services/environnement/espaces-naturels-sensibles/les-arbres-remarquables/

Ouvrage réalisé à partir de l'inventaire des arbres remarquables en Bretagne, mené dans le cadre d'un partenariat entre la Mce, le conseil général du Morbihan – Espaces Naturels Sensibles et le CPIE Forêt de Brocéliande.




Arbres remarquables du Morbihan

Le CPIE Forêt de Brocéliande organise 2 balades en covoiturage ou à pied, pour admirer quelques arbres célèbres ou méconnus du Morbihan :
 
Samedi 24 mai
Mardi 29 juillet.
 
En compagnie d'un animateur nature, découvrez le monde des arbres : caractéristiques des différentes essences, usages, importance écologique, contes, mythologie...

Sortie organisée en partenariat avec le Conseil général du Morbihan - Espaces naturels sensibles (programme Morbiha, Côtes et Nature).

Rendez-vous communiqué lors de l'inscription.

Inscription obligatoire - G
ratuit. Renseignements et inscriptions au 02.97.22.74.62 ou la-soett@wanadoo.fr


Colloque "Autour de l'arbre" - 22 novembre 2011


Le 22 novembre 2011, à Hillion, en Côtes d'Armor, le groupe « Arbres remarquables en Bretagne », avec des partenaires associatifs et institutionnels, organisait un colloque " Autour de l'arbre ". L’objectif était de rassembler le plus grand nombre d’acteurs concernés par ce thème pour échanger sur la vie, l’entretien, la gestion de l’arbre, sur ses droits, sa place dans les aménagements.

150 participants venus de toute la Bretagne : élus, techniciens des collectivités, responsables d'associations d'environnement et bénévoles, enseignants et élèves des écoles du paysage...

Alain Lafrogne, adjoint au développement durable et aux finances de la commune d’Hillion, nous a accueillis et a participé à toutes les conférences.
Dominique Ramard, Président de la Commission environnement, Conseil régional de Bretagne, et Monique Le Clézio Vice-présidente, Conseil général des Côtes d’Armor sont également intervenus pour dire l’intérêt de cette rencontre.

Au programme : 4 présentations d'experts complétées par des témoignages concrets d'acteurs de terrain ou d'élus.


1 - Les droits de l'arbre : l'arbre, de l'objet naturel à l'objet juridique

par Patrick Le Louarn, professeur de droit public, université de Rennes 2.

Témoignages
Hervé L'Hévéder, adjoint au maire, commune de Louargat : reconstitution du bocage en lien avec l'Association de la Vallée du Léguer.
Claudine Richomme, adjointe déléguée au développement durable, commune de Vern s/Seiche : une charte de l'arbre, outil d'incitation à la protection.

Télécharger la conférence complète en PDF
(160 Ko)

2 - L'arbre dans les aménagements : conserver des arbres dans un aménagement urbain

par Pierre Bazin, bureau d'études Aubépine.

Témoignages
Alain Jouan, adjoint chargé de l'Écologie et du cadre de vie, commune de Trégueux : démarche de plantations depuis 14 ans.
Jean-Christophe Keravec, direction des espaces verts, Ville de Quimper : comment concilier nouveaux logements et maintien du patrimoine arboré ? Quelques exemples.

► Le déménagement immobile

haiesLa Bretagne reste marquée par ces lignes particulières d’arbres d’émondes, chênes pour la plupart, reliques d’un temps ou villes et campagnes étaient grandes consommatrices de bois de chauffage et de cuisson, utilité première qui avait généré ce bocage pourvoyeur de revenus paysans et marqueurs de ce paysage si singulier.

En périphérie des villes et des bourgs, cette trame de talus boisés, qui semblait délaissée, retrouve aujourd’hui un grand intérêt pour les aménageurs qui savent la mettre en valeur. lot
Tout d’abord, ces haies permettent d’organiser des écrans de verdure entre les éléments bâtis : On peut souvent voir combien les tranches d’urbanisation des années 70, là où la « table rase » avait été pratiquée, frappent encore par leur minéralité plaquée, leur monotonie, et l’espèce d’agression qu’ils constituent d’un côté par rapport au milieu agricole, de l’autre à celui du centre bourg.



A l’inverse, des opérations urbaines même denses, quand elles réussissent à s’insérer dans un milieu arboré, permettent, au travers des feuillages d’alléger le poids de la densité, de filtrer les horizons saturés d’architecture.

rennes2011

De surcroît, cette trame de talus boisés offre naturellement des sites de cheminement, entre les poches de construction occupant les anciennes parcelles : En occupant le pied de l’arbre d’un espace public de voirie légère avec ses banquettes vertes, l’urbaniste éloigne élégamment les bâtiments des arbres, et par là respecte à la fois l’espace vital du végétal et celui de l’habitant qui, s’il les apprécie à distance, goûte assez peu les frondaisons trop épaisses qui lui bouche la vue ou lui assombrisse le logement. La distance entre arbre public et façade est souvent une source de conflit. Quand la gêne procurée par les arbres prend le pas sur l’aménité qu’ils procurent, la sympathie forestière disparaît, et l’abattage devient vite nécessaire et urgent, quitte à devenir un grave problème politique micro-local.

On comprend ainsi que l’intégration des arbres n’est possible qu’en considération de l’affectation d’une largeur de 10 à 20 m au moins comprenant arbres, talus, fossé et larges banquettes vertes : c’est cet ensemble, connecté à ses semblables, qui prend sens et utilité dans l’aménagement, le rend durable dans la mesure ou l’arbre peut se développer en quelque sorte indépendamment de la ville, avec un minimum de contraintes, donc longtemps, ce qui rend facile son renouvellement le jour venu. C’est à cette condition que l’humain peut ressentir en retour l’existence d’un minimum d’espace de nature, le plaisir de s’y promener, développer un attachement aux vieux troncs.

cheminprotege

Selon la situation topographique des haies, cette trame verte croise ou longe la trame bleue des chemins de l’eau de surface qui conforte cette nature en ville. La diversité biologique dans les paysages péri-urbains réside prioritairement au pied des arbres, sur les talus, dans les fossés, au bord de là ou chemine l’eau. L’association de la protection de bandes vertes bocagères avec les noues et bassins tampons de gestion de l’eau pluviale offre donc des possibilités de connexions biologiques très intéressantes pour irriguer ces nouveaux quartiers de ville d’une vie sauvage


Par ailleurs, pris plus individuellement, les vieux arbres sont aussi des arguments pour organiser autour d’eux des petits lieux extérieurs, une placette, un patio, une fontaine, un jeu de boule, quelques bancs à l’ombre. Leur présence permet à ces lieux d’être tout de suite « habités » et accueillants sous leur voûte.

Ces usages de l’arbre ne sont que des exemples courants de la ré humanisation de ces vieux arbres de haies ; mais il est plaisant de constater combien  la valeur agraire des arbres qui était si élevée aux XVIIIe et au XIXe siècle, et qui s’était totalement effondrée au XXe avec la civilisation du pétrole, retrouve par l’urbanisation un niveau très élevé : la ville redonne aux arbres d’émonde une seconde vie inespérée après plusieurs décennies de régression.


Toutefois, cette remise en valeur se fait au prix d’un changement de milieu traumatisant pour ces vieux chênes, une sorte de grand déménagement immobile, tout changeant autour d’eux (les conditions de sol, d’alimentation hydrique, de vent, d’ensoleillement, de réverbération, de température) sans qu’eux même ne bougent.


► Prendre la conservation des arbres au sérieux

Comment faire pour prendre un vieil arbre et l’installer ainsi en pleine ville ? plan
S’il est relativement facile de faire figurer des arbres sur un plan, dans la pratique, la réalisation des quartiers d’habitation ou des zones d’activité dans le respect des arbres est un véritable sujet.
Après de nombreuses observations de cas figure, il nous apparaît que la moitié de la réussite se joue en phase d’étude du projet urbain, l’autre étant dans le suivi du chantier. A chaque phase, tout peut être très vite compromis : aussi bien d’un trait mal tracé au plan masse que d’un chemin d’engin mal maîtrisé .

La première nécessité est de faire effectuer un relevé par un géomètre, en n’omettant pas les trois dimensions x, y, et z du pied d’arbre. La caractérisation de chaque sujet (espèce, état sanitaire, mesures diverses) permet de lui donner une ampleur réaliste en particulier par la mesure du diamètre de son houppier.
De cette manière, les arbres pourront figurer au plan dès l’origine et permettront aux différents intervenants de l’étude urbaine de les prendre en considération. Il est important de les numéroter, pour permettre la communication entre les différents intervenants.

Dans les phases de projet, celles ou sont définis les arbres que l’on peut conserver, il nous semble indispensable de rappeler aux architectes ou bureaux d’étude le caractère intangible, pour la santé et la survie de l’arbre, d’une surface de sol au moins égale à la projection du houppier, du niveau altimétrique de cette surface, et du volume de sol correspondant : l’arbre ne devrait y subir aucune fouille de réseau, d’infrastructure, aucun déblai ni remblai, aucun roulement d’engin. Il n’est pas inutile de rappeler à tous les acteurs que l’arbre n’est pas un simple piquet enfoncé dans la terre, et que la surface sous houppier n’est pas un espace disponible pour y passer des faisceaux de réseaux de toutes sortes.

Ces principes sont exigeants, car chacun s’aperçoit concrètement que protéger un arbre adulte c’est geler au plan

zoneracinaire

une surface qui atteint vite 100 ou 200 m². Il est donc nécessaire de considérer cet espace dans une logique d’équipement public, une ambition d’aménagement qui est loin d’être gratuite mais qui valorise en même temps les immeubles qui les côtoient et à qui l’on offre la vue sur les arbres.

Faute d’avoir intégré ces règles de respect du sol et de son niveau, nombre de lotissements ont vu leurs chênes bocagers dépérir, atteints de parasites de faiblesse tels que les capricornes, ou gravement fragilisés par des attaques de champignons racinaires.
chantier
Dans la pratique du chantier, la pose de barrières autour de ces aires boisées est la meilleure façon de limiter les risques de dégâts, enclos à conjuguer avec des protections individuelles pour les arbres plus isolés ou plus exposés aux chocs. Ce type de protection englobante offre le double avantage de protéger non seulement les arbres mais les sols qui les portent, ce qui, pour l’avenir, est peut être le plus important.

Par ailleurs, la question de l’alimentation en eau des arbres que l’on conserve doit être posée : la ville assèche le milieu, tout concourrant à l’évacuation des eaux des sites urbains; des parkings souterrains aux innombrables faisceaux de réseaux enterrés constituant autant de drains. Il existe souvent des opportunités, toutefois, pour diriger les pentes des surfaces imperméables vers les aires racinaires et ainsi réalimenter les sols concernés. Il suffit juste d’y penser au bon moment, au plus tard sur les plans d’exécution.

Ainsi, conserver des vieux arbres en ville est possible : c’est une question de volonté des pilotes de l’aménagement, et de rigueur dans l’application de quelques principes de biologie assez simples. Il nous semble que la qualité de vie qui en résulte pour les habitants mérite ces efforts particuliers et que le paysage de tous en est ainsi amélioré. Il ne saurait être question de considérer que la question du paysage urbain serait ainsi réglée, mais sans doute un grand pas serait ainsi fait.


Télécharger le pdf : "L'arbre dans les aménagements : conserver des arbres dans un aménagement urbain" (4Mo)


3 - Gestion de l'arbre, entretien : stratégies de développement des arbres

par Mickaël Jézégou, Conseil général des Côtes d'Armor : stratégies de développement des arbres.
Témoignages
Romain Musialeck , Société française d'arboriculture (Sfa) : la formation professionnelle.
Claude Le Maut, arboriste jardinier : quelles techniques d'entretien ?
Yannick Morhan : arboriste grimpeur.


Le mode de développement des arbres est une discipline apparue dans les années 1970 à l'initiative de scientifiques comme Francis Hallé. Ces nouveaux travaux de recherche ont apporté un éclairage intéressant sur l'organisation du corps des plantes, leur architecture et leur vieillissement. Nous pouvons nous étonner que sur ce sujet, peu de travaux aient été entrepris jusqu'alors. Nous noterons l'exception forestière où la riche bibliographie nous éclaire sur la formation de la biomasse à travers les courbes de production de peuplement forestier. Ces dernières se cantonnent toutefois à analyser le développement d'un ensemble d'arbres sur un laps de temps assez court correspondant à leur stade de développement maximum.


En matière de développement, deux stratégies s'opposent :Sequoia géant - Plouec du Trieux Stratégie du gigantisme




• la stratégie du gigantisme qui concerne les espèces se développant à partir d'un axe principal. Cela concerne une majorité de conifères (Araucaria, Séquoias, épicéas…) mais aussi quelques feuillus comme le peuplier.

 



Sequoia géant - Plouec du Trieux
Stratégie du gigantisme

 

 

 

• la stratégie de la réitération qui concerne la plupart des feuillus ainsi que quelques conifères comme l'if. Ces espèces forment à l'âge adulte une colonie de "petits arbres". On parle alors d'arbre coloniaire.

 


photo Y. MORHAN  Chêne Pédonculé - plédéliac
Stratégie de la réitération

 

Frêne

 

Pour prolonger les premiers travaux de recherche, une modélisation du développement des arbres a été étudié par les chercheurs du CNRS et du CIRAD de Montpellier (unité mixte de recherche "AMAP). Il a été notamment mis en évidence le principe de l'architecture minimale. Chaque espèce se compose d'un nombre bien défini d'axes et l'organisation du végétal répond à une hiérarchisation des axes bien définie. Par exemple pour le frêne, il a été montré que l'unité architecturale minimale est composée de 3 axes de ramification possédant chacun des caractéristiques propres concernant l'orientation, la taille des unités de croissance, la phyllotaxie, la sexualité… Il est admis que lors de sa croissance cette espèce ne développera pas sur l'unité architecturale minimale d'axes complémentaires. Par extension, d'autres espèces ont été étudiées et il apparaît que le nombre d'axes de l'unité architecturale minimale varie d'une espèce à l'autre. Elle peut atteindre par exemple 5 axes pour le platane.


Unité archictecturale sur frêne
La Roche Jagu (ploëzal)

 

Cependant le principe des unités architecturales minimales n'explique pas à elle seule le développement des arbres et notamment au stade adulte. Il est admis que les arbres capables de dupliquer leur séquence de développement initial connaissent un processus de réitération. Deux processus de duplication se distinguent :

• le premier concerne la réitération séquentielle correspondant au développement naturel de l'arbre. Ce processus conduit au développement de la cime de l'arbre. En dehors de tout phénomène extérieur, le processus de développement d'un arbre est finalement assez simple. Après avoir mis en place une unité architecturale minimale, l'arbre va créer son houppier en développant une série de réitérations de plus en plus petite. Il est admis qu'un arbre atteint un stade adulte à partir de 4 à 5 niveaux de réitérations séquentielles.

Réitération platane

Réitération traumatique

• le second concerne la réitération traumatique. Au cours de sa vie, un arbre peut subir une série de traumatisme d'ordre naturelle (chablis, volis, sécheresse, inondation…) ou artificielle (taille, blessure, changement drastique de conditions…). L'arbre va réagir à ces stress en redéveloppant de nouvelles unités architecturales minimales. Ce phénomène est d'une grande importance pour la vie de l'arbre qui développe finalement par cette réaction un processus de régénération et de survie à partir de bourgeons existants ou latents. Parmi les exemples de réitérations traumatiques nous pouvons citer une pratique courante dans la gestion des haies bocagères de Bretagne: l'émondage. Environ tous les 9 ans, l'arbre est régulièrement mis "à nu" par des élagages et étêtages. A chaque cycle, il développe des réitérations séquentielles formant la première année l'équivalent de "tapis" de semis.



Réitération traumatique
sur émonde à Dolo

Il faut également noter que ce mode de développement s'applique de la même manière au système racinaire.
Au regard de ce mode de croissance, nous comprenons que les arbres détiennent les records de longévité. Parmi les différentes théories concernant le vieillissement, nous pouvons citer celle d'A. Shigo baptisé l'hypothèse "Peau – Cœur". Au cours de son développement, un arbre va voir sa masse statique se développer de manière exponentielle. Ses besoins en énergie (capture de l'énergie par le système racinaire ou foliaire) vont se développer de manière équivalente. Parallèlement, il a été mis en évidence que l'énergie potentielle disponible (ressource) était limitée. Un phénomène de scénécence intervient lorsque les 2 courbes se rappochent.

-

Ce phénomène de scénécence a particulièrement été décrit grâce au travail de Christophe Drénou. Le chêne remarquable de Tronc-joli à Bulat Bestivien (22) a notamment servi à illustrer sa thèse sur le phénomène. La notion de scénescence se traduit par l'apparition de structure particulière à la périphérie de la cime avec des unités de croissance minuscules.

Attention toutefois à ne pas confondre scénécence et dépérissement. Le premier correspond au stade ultime de développement de l'arbre et aboutit à la mort de l'arbre qui perd son aptitude à produire des rejets. Le second correspond à un phénomène de perturbation physiologique. Ce dernier, selon la vigueur de l'arbre et le niveau de stress, peut tout à fait être réversible grâce notamment au phénomène de réitération traumatique détaillé ci-avant.


Chêne pédonculé

Photo gauche G. Bernard - Chêne Pédonculé scénécent - Ploubalay &
Chêne Pédonculé de plein champ dépérissant - Jugon Les Lacs


La connaissance architecturale des arbres peut permettre d'apprécier d'anciens phénomènes de dépérissement. Aujourd'hui, nous pouvons notamment observer ce phénomène sur de vieux arbres qui ont su réagir à un stress et reformer une nouvelle cime.

Ensemble d'Ifs remarquables

Ensemble d'ifs remarquables de Kergrist M - Ploubalay
Abandon de la cime initiale et reformation d'un nouveau
houppier. L'ancienne cime sera-t-elle encore visible dans un siècle ?


Ce nouvel éclairage apporte un nouveau regard au gestionnaire d'arbre. Les nouvelles connaissance apportées par la recherche fondamentale sur le mode de développement des arbres peuvent avoir des applications concrètes.

Un premier exemple concerne l'émondage. Cette pratique est parfois mal comprise par le grand public. Mais paradoxalement et contrairement aux idées reçues, ce type d'entretien permet de prolonger la vie de l'arbre. Artificiellement bridé, celui-ci préserve davantage ses réserves vitales et dépense moins d'énergie. Attention ce mode de gestion nécessite tout de même d'être réalisé dans les règles de l'art et de suivre une périodicité d'élagage de moins de 10 ans. Au-delà de cette fréquence, les réserves d'amidon accumulées au niveau des bourrelets des rejets migrent dans les branches supérieures. Il est alors très délicat de revenir en arrière sans mettre en péril la vie de l'arbre.


Taille de formation


Un second exemple concerne la taille des arbres. Comprendre les réponses physiologiques d’un arbre ou d’un arbuste à une taille est fondamental pour mettre en place des techniques de gestion adaptées. Dans le cas de formation d'arbre de haut-jet, il sera par exemple préférable de réaliser des tailles de formation sur les réitérations séquentielles plutôt que d'intervenir en élagage sur l'architecture minimale.

 

 





Pour les formations d'arbres de haut-jet
mieux vaut privilégier une taille de formation
(intervention sur les réitération séquentielles)
qu'un élagage (intervention sur l'architecture minimale)

 

Télécharger le pdf de ce chapitre "Stratégies et développement des arbres" (7Mo)



Repères bibliographiques


Barthelemy D et al., 1997. Caractéristiques des différents ordre de ramification. http://amap.cirad.fr/architecture/planches/unite_frene.html

Conseil Général des Côtes d'Armor, 2010. Emondes, les techniques d'entretien. http://www.cotesdarmor.fr/fileadmin/user_upload/developpement/l_agriculture/le_bocage/emondes.pdf

Drenou C. et Feterman G., 2009. Face aux arbres. Ulmer, Paris 160 p.

Drenou C. et Edelin C., 1994. Approche architecturale de la senescence des arbres. Le cas de quelques angiospermes tempérées et tropicales, Thèse de doctorat Université de Montpellier II, 261 p

Edelin C, 2010. L'architecture caulinaire et racinaire des arbres, in L'arbre durable mais vulnérable, acte du colloque du 28 mai 2010 à Paris, 56 p, ed SNHF, Paris.

Hallé F & Oldemann R.A.A., 1970. Essai sur l'architecture et la dynamique de croissance des arbres tropicaux. Masson, Paris 178 p.

Mansion D., 2010. Les trognes, l'arbre paysan aux milles usages. Edilarge, 120 p.

Moore, W, 2003. Le modèle des Zones de l'arbre. Arbres et Sciences n°8

Moore W, 2006. Le processus de vieillissement de l'arbre et particularité des trognes. Atelier de l'arbre


4 - De l'arbre aux produits, les valorisations possibles du bois en Bretagne - O. Ferron

Consultez le diaporama "Usages de l'arbre, usages du bois" ci dessous ou téléchargez le au format PDF ici (5Mo)




5 - Les arbres remarquables, de la biologie aux traditions - Georges Féterman

(Ré)écouter l'intervention

Les arbres remarquables, de la biologie aux traditions - Georges Féterman

 

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